Birdman


Début Octobre, c'est la fête nationale en Chine. Tout le monde a une semaine de vacances, et du coup tout le monde se retrouve à voyager aux mêmes endroits au même moment ! Il faut donc trouver des régions peu fréquentés pour profiter d'un peu de calme. Nous avons alors décidé d'aller à Wuhan, ville peu connue certes, mais qui est la ville de Chine ayant soit disant la plus grande superficie, plus que Pékin, Shanghai ou Chongqing. Et pourtant ça a une allure de petite ville, avec ses petite ruelles et ses marchés sur les trottoirs. Mais ce n'est pas ça qui m'a le plus marqué à Wuhan.


Nous promenant le long du fleuve bleu avec des amis, j'ai été hypnotisé par cet homme, faisant voler son oiseau sur la rive. Le voyant tournoyer avec autant de grâce autour de lui, j'ai eu une irrésistible envie de voir ce qu'il en était vraiment, de comprendre d'où venait toute cette magie. Activant la roue entre ses mains, jouant avec les très légers courants d'air, l'oiseau fait de papier prenait alors vie, tournoyant autour de lui, activant la machine à rêve. Il me raconte alors que c'est de ses mains qu'il découpe les baguettes de bois, encolle le papier sur ces structures ultra légères et décore ses oiseaux. En vol, ils deviennent alors plus vrais que nature, imitant à la perfection les rapaces tournoyants dans les courants d'air chaud à la recherche d'une proie. C'est une vraie passion qu'il a l'habitude de partager avec une dizaine d'amis durant la journée, mais ce soir il est le dernier encore là, au couché du soleil. Il me recommande de venir demain dans l'après-midi pour les rencontrer et voire voler leurs oiseaux, malheureusement je serais déjà partis.


C'est avec un peu de nostalgie que je me rappelle mes quelques années à faire de l'aéromodélisme, à faire voler mes petits avions dans le ciel de par chez moi. Certes il y avait un moteur à essence, des radiocommandes ultra perfectionnées, alors qu'ici tout se passe au bout d'un fil, mais la passion reste la même, et la magie de voir s'envoler son avion, son oiseau, reste indescriptible. Alors je ne résiste pas à vous glisser ci-dessous une dernière image de cet instant magique.